Le SIDA



* Comment fonctionne le virus ?


Le VIH, Virus de l'Immunodéficience Humaine, est un micro-organisme qui n'existe qu'en parasitant une cellule du corps. Il s'attaque aux cellules du système immunitaire, les lymphocytes T4, c'est-à-dire les cellules qui permettent de se défendre des maladies. Ce virus va échanger sont code génétique avec celui de la cellule parasitée. Suite a cela la cellule va produire des multitudes de virus, c'est la contamination. La personne contaminée par le virus du SIDA est séropositive. Elle devient malade que lorsque les défenses immunitaires sont incapables de protéger l'organisme des maladies extérieur. Malheureusement les homosexuel masculins (séropositifs à 30 %) et les toxicomanes par piqûre intraveineuse (séropositifs à 80 %) restent encore les victimes privilégiées du syndrome du SIDA. A noter que parmi les nouveaux infectés, le pourcentage des hétérosexuels non toxicomanes ne cesse de croître...
Dés aujourd'hui, en France, les gens normaux sous tous rapports -rapports sexuels compris- constituent un tiers des malades du SIDA : 32 % selon les chiffres récemment publiés par le ministre de la Santé. «Aucun virus n'est assez intelligent pour distinguer les homosexuels ou les drogués, dit un biologiste. C'est un simple hasard dans l'histoire de l'épidémie si la maladie a, au début, limité ses ravages à certaines catégories.» Désormais on sait que le SIDA peut se transmettre dans tous les sens entre les hommes et les femmes. On sait que la femme peut infecter l'homme au cours d'une relation sexuelle très conventionnelle. On sait que les enfants peuvent aussi naître avec.



Haut de page

* L'AZT...


L'AZT -l'azidothymidine ou zidovudine, commercialisée sous le nom de "Rétrovir" par les laboratoires Wellcome. Ce produit empêche le virus du SIDA- un rétrovirus, dont le message génétique est écrit à l'envers - de diffuser sa sale propagande dans le noyau de nos cellules. Le "Rétrovir" n'a jamais guéri personne ni même transformé un séropositif en séronégatif. Mais il a fait la preuve d'une efficacité spectaculaire, ralentissant l'évolution de la maladie, diminuant très fortement la mortalité, et procurant une nette amélioration de l'état général chez les sidàïques traités. Ce médicament, qui a obtenu son autorisation de mise sur le marché présente de très graves effet secondaires. On manque de recul, et on ne sait pas s'il peut être administré plus de six mois. Mais les faits sont là : les malades ainsi traités meurent moins...



Haut de page

* Comment se transmet-il ?


On sait grâce aux études et avec certitude que le virus peut être véhiculé de trois façons : par les sécrétions sexuelles, par le sang, et de la mère à l'enfant. A noter que la contamination par rapports hétérosexuels représente 49% des cas de SIDA en 2001, la contamination par rapports homosexuels, 24%, et la contamination par usage de drogues, 15% des cas. Hors Paris, sur la même période, ce sont les jeunes de moins de 20 ans qui sont le plus concernés par la remontée des contaminations : + 100% entre 1998 et 2001



- Transmission sexuelle :

Il ne peut y avoir contamination que si l'un des deux partenaires est porteur du virus VIH et s'il y a un contact entre les sécrétions sexuelles (sperme, liquide séminal, sécrétions vaginales et du col de l'utérus) et une muqueuse (gland, vagin, anus, bouche).
La transmission est possible mais non systématique car le virus n'est pas constamment présent dans les sécrétions. C'est a dire que lors d'un rapport non protégé avec un partenaire séropositif, on n'est pas N°cessairement contaminé. Ce n'est pas pour cela qu'il faut "tenter le diable" !!!
Le risque de contamination existe pour les deux partenaires lorsqu'il y a une pénétration vaginale ou anale, avec ou sans éjaculation. Lors de fellation, de cunnilingus ou d'anulingus, le risque d'être contaminé est moins important mais pas impossible.

A noter : le préservatif masculin reste la protection la plus efficace pour ce virus, à condition de bien savoir l'utiliser !<

br>
- Transmission par le sang :

Le sang représente les plus gros risques de contaminations. Les drogués par voie intraveineuse sont fortement exposées à la contamination du fait qu'ils s'échangent leurs seringues. En France, de 35 à 40 % des 160 000 usagers de drogues par voie intraveineuse seraient contaminés par le VIH (aujourd'hui ce chiffre est en baisse). L'affaire du sang contaminé a eu lieu avant la mise en place de règles de traitement par chauffage des produits sanguins. 1 200 hémophiles ont ainsi été touchés par le VIH. Mais depuis 1985, les produits sanguins sont automatiquement chauffés pour tuer le virus du S.I.D.A. Aujourd'hui le risque de contamination par transfusion sanguine est devenu nul.



- Transmission de la mère à l'enfant :

Une mère séropositive a 25% de risques de mettre au monde un enfant séropositif. La contamination se fait généralement au moment de l'accouchement, mais elle peut également se faire lors de l'allaitement. Les risques de contamination de la mère a l'enfant sont en Europe moins important (2,6%) que dans les pays sous développés. En effet nous avons la possibilité de prendre des antirétroviraux dans les derniers mois de grossesse et de pratiquer des césariennes.



Haut de page

* Le dépistage


- Quand peut-on faire le test ?
Dès qu'on pense avoir été exposé à une contamination, il est préférable de consulter un médecin ou de téléphoner à SIDA Info Service (0 800 840 800). On ne peut pas faire de test de dépistage immédiatement après la contamination car il devient rçalisable à partir du 15ème jour suivant la prise de risque.

Attention : il ne faut pas faire le test dans les semaines qui suivent une vaccination car les résultats peuvent être faussés dans certains cas .


- Où peut-on faire un test ?

Il existe des lieux dans lesquels on peut faire un test anonyme et gratuit, même quand on est mineur. Ce sont les CDAG, Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit.(Tel à SIDA Info Service). Vous pouvez également faire un test chez un médecin généraliste.



Haut de page

* Le SIDA en France


  • 150 000 personnes sont porteuses du VIH
  • Entre 61 000 et 67 500 personnes ont développé un SIDA depuis le début de l'épidémie.
  • 40 000 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie
  • 5 000 à 6 000 personnes sont infectées chaque année
  • 40 000 personnes seraient porteuses du virus "sans le savoir "
  • Antilles-Guyane, Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont les régions toujours les plus touchées et regroupent 60% des cas de SIDA diagnostiqués en 2001
  • En 2001, le SIDA a tué 600 personnes


Haut de page

* Le SIDA dans le monde Carte téléchargée de SIDACTION


Le SIDA dans le monde

* Compléments via quelques liens :


    SIDA Info Service


Haut de page